• Actualité

    Actualité

    Bienvenue sur mon blog dédié à ma pratique de la course à pied : vous trouverez ici tous mes récits de courses et mes entrainements : ce blog n'a qu'un seul but : vous faire partager mon expérience... Bonne lecture !!


  • Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Ce dimanche 20 septembre j'avais rendez-vous à Sault pour participer à mon 5ème marathon, après avoir réaliser au mois d'avril à Vergèze un 50km sur route j'avais envie de revenir à la distance mythique qu'est le marathon.

    Cette course tous les coureurs en rêve et la redoute en même temps car aucun marathon n'est identique, aucune préparation, aucun entrainement ne peut garantir la réussite de jour de l'épreuve.

    Pour moi c'est mon troisième grand rendez-vous de l'année 2015, après le 50km de Vergèze et le semi-marathon du Mont Ventoux.
    Ce marathon est particulier car il a lieu pour la 1ère fois sur le plateau d'Albion, un lieu magnifique situé à 30km du Mont Ventoux où la nature est d'une beauté remarquable, des champs de lavandes, des bois immenses avec une faune sauvage préservée et peu d'habitation.

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    La 2ème particularité c'est l'altitude de ce marathon qui oscille entre 800 et 930m et également le dénivelé total de 410m 

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

     

    Ce dimanche matin je me réveille à 5h00 car j'ai 1h30 de route pour me rendre à Sault ; j'arrive sur place vers 7h00 et après avoir récupéré mon dossard j'attend patiemment dans la voiture car il fait frais à Sault avec un petit mistral glacé.

    Puis les copains arrivent, Claude puis Gilles et les "fondus" au complet : Christophe, Philippe  et Stéphane.. et c'est parti pour la rigolade d'avant course et la petite photo souvenir.

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    L'heure du départ arrive, on est tous impatient de partir car il fait pas encore bien chaud malgré le soleil qui vient de se lever à l'horizon.

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Et c'est parti, le démarrage est plutôt rapide car le 1er km est en descente, je me suis mis à côté de Steph qui m'a dit avant le départ qu'il n'avait pas d'objectif : pour lui ce marathon est une sortie longue d'entrainement pour le 100km qu'il va faire au mois de novembre.
    Mais Steph a décidé d'accélérer ; on revient au niveau de Christ et il continue son accélération : pour moi c'est un rythme trop soutenu sur les premiers km on tourne à environ 4mn30 au km, je décide de ralentir et de les laisser partir.

    Et je continue ma progression à mon rythme, pour le moment tout va bien, malgré le faux-plat montant on est à l'abris du vent et mes jambes vont bien.
    Vers le 15ème km : petite photo de moi, Phil, Christ, Steph, Claude et Gilles :

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre


    Les kilomètres défilent tranquillement, je profite des paysages magnifiques du plateau d'Albion : on passe devant de nombreuses fermes avec des chèvres, des porc et des chevaux, dans chaque village traversé la population est sorti au bord de la route pour nous encourager : cela fait chaud au coeur.

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Arrive le point culminant de la course à 930m d'altitude : on est au semi-marathon, maintenant on change de direction et le mistral se lève, par moment il est assez désagréable et heureusement on a terminé la montée, durant plusieurs km on va enchainer de longues descentes.

    Je me suis arrêté à tous les ravitaillements, j'ai pris régulièrement des barres et j'ai bu à tous les km ; pourtant, vers le 29ème km je ressens un début de crampe derrière ma cuisse droite... Ce n'est pas encore la crampe franche mais cela m'oblige à ralentir fortement puis un kilomètre plus loin la crampe se manifeste plus violemment et m'oblige à marcher pendant quelques mètres : je m'étire et je repart tout doux et je reviens sur Claude qui a le même problème que moi... On va rester ensemble pendant 8km jusqu'au dernier village à 5km de l'arrivée où je me sens mieux, la sensation de crampe est entrain de passer.

    Je ne me sens pas capable de faire un 100m à bloc mais je réussi à repartir en maintenant un tempo à environ 10km/h, il reste maintenant plus que 2 km et là surprise à 200m de moi 2 biches traverses la route : c'est magnifique... dommage que j'avais pas mon appareil photos..

    Un dernier effort et c'est l'arrivée, je regarde mon chrono 4h08mn47 ; j'aurais aimé faire moins de 4h00 mais finalement je suis satisfait de ce chrono compte-tenu des crampes sur presque 10km et du profil de la course car un marathon avec 410m de dénivelé à une altitude moyenne de 830m ce n'est pas un marathon plat au niveau de la mer.

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Claude en termine peu de temps après moi ainsi que Gilles qui faisait son 1er marathon alors qu'il souffrait il y a encore quelques jours d'une tendinite sous le pied : bravo à lui car il a été jusqu'au bout.

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Phil faisait lui aussi son 1er marathon et il termine sur le podium 3ème V2 avec un chrono de 3h42

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre


    Christ pulvérise son record sur marathon avec un chrono de 3h49 

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre


    Steph (en mode entrainement sortie longue !!!) réalise quand même un chrono de 3h57... Il est toujours aussi jovial !!!

    Bravo à l'organisation, pour un premier marathon c'est une réussite : balisage parfait, ravitaillement assez nombreux : il manquait juste un peu de salé à partir du semi (genre des tuc salés) pour les gars comme moi souffrant de crampes, sinon ambiance conviviale et très bon accueil aux coureurs.
    La médaille "finisher" fait toujours plaisir à l'arrivée.  

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Après la course on s'est tous retrouvé devant un bon repas, une superbe journée à refaire 

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

    Marathon du plateau d'Albion 2015, dimanche 20 septembre

     

     

     


    votre commentaire
  • Le semi marathon du Mont Ventoux : 21.5km +1610 m de dénivelé positif, un des plus dur semi-marathon d'Europe...

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Le Mont Ventoux...
    Pour beaucoup c'est la musique du midi, la provence, les cigales et le soleil...
    Pour d'autres, les amoureux de la petite reine, c'est le sommet de légende...
    Combien de milliers de cyclistes ont rêvés de le franchir... Oui, bien sur pour beaucoup de gens le Ventoux c'est une étape mythique du tour de france, c'est des combats héroïques entre les plus grands champions...

    En réalité, le Mont Ventoux c'est tout cela et beaucoup plus... C'est un lieu unique, patrimoine de l'humanité pour sa flore et sa faune, un lieu magique où tout est beau, un relief incroyable où on passe de la vallée à 300 m d'altitude à son sommet à 1900 m en seulement 21 km..
    L'hiver c'est aussi une station de ski, et oui, il neige sur le Mont Ventoux et parfois même beaucoup..

    Pour beaucoup de sportif gravir le sommet du Ventoux est un défi, un objectif et une joie immense quand enfin on parvient à franchir les 1911 m mythique..

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    En tant que coureur à pied, j'ai découvert il y a 4 ans qu'un semi marathon était organisé entre le village de Bedoin au pied du géant et son sommet situé à 21.5km...
    A l'époque je débutais dans la course à pied et je n'ai pas osé me lancer dans l'aventure ; un an après en 2012, j'ai gravi pour la première fois le géant de Provence, mon émotion était immense, malgré la douleur des efforts j'ai réussi à rejoindre le sommet en 2h35... A la fois ému et heureux j'ai savouré ce moment unique pendant de longues semaines...
    En 2013 je me suis à nouveau lancé sur les pentes du Ventoux et malgré des conditions météo compliquées : chaleur et vent violent, j'ai à nouveau ressentis ces sensations uniques que procure cette ascension...

    Je n'ai pas pu participer à l'édition 2014 mais je tenais à refaire la montée mythique en 2015...

    Je me suis inscrit au printemps, juste après ma course de 50km de Vergèze, j'avais fait du semi du Ventoux l'un de mes objectifs de 2015.. dès le mois de juin j'ai commencé un entrainement sérieux en montée ; fin juin j'ai fait un entrainement en conditions réelles sur le Ventoux départ à 12km du sommet juste pour voir si tout allait bien et ce jour là tout était nickel... Le lendemain je me suis fait une entorse à la cheville gauche en faisant une randonnée en famille...
    S'était le début d'une grosse galère et de beaucoup d'angoisses : repos sportif pendant une semaine, puis reprise lente et progressive... Du coup mon entrainement a été complètement modifié et très allégé... Malgré 2/3 sorties avant le semi un peu corsé je savais bien que je manquerai d'endurance pour cette épreuve unique qui demande une résistance à l'effort importante..

    Dimanche 26 juillet arrive très vite, outre la crainte de mon physique, comme tous les coureurs j'avais peur que les  conditions climatiques soient  difficiles en raisons de plusieurs semaines de canicules ici dans le Vaucluse... Finalement, au niveau météo on aura droit à la plus belle journée de juillet ; un beau soleil avec des températures super agréables...

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Cette année ce n'est pas moins de 630 coureurs qui prennent le départ, c'est un record, la course attire de plus en plus de monde.
    Avec Christ on est arrivé de bonne heure car nous n'avons pas retiré le dossard et puis on aime bien prendre du temps avant le départ.
    Finalement on est arrivé un peu tôt et on attend pendant presqu'une heure dans la voiture car la température ce matin est fraiche : 16/17 ° C ; après tant de jours de canicule on a perdu l'habitude..

     


    On retrouve ensuite de nombreux amis runners, dont Gilou et Pat avec qui on va prendre le départ...
    Au moment du départ comme à chaque fois l'émotion est énorme pour tous les coureurs et c'est parti pour des plusieurs heures d'effort (en tout cas pour moi !)

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015


    Avec mes amis Christ, Gilou et Pat on démarre en douceur et même si la première partie du parcours qui nous conduit de Bedoin à Saint Estève les pourcentages de dénivelé sont faibles on prend un tempo cool entre 10 et 11 km/h.
    Durant ces premiers kilomètres l'ambiance est détendue et beaucoup de coureurs plaisantent : c'est l'occasion de prendre des photos et d'admirer le géant au loin ; bientôt il disparaitra de notre vision pendant la longue traversée de la forêt..

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015


    Puis arrive le virage de Saint Estève, juste après le 1er ravitaillement on rentre dans la forêt et le dénivelé devient important, après 6km de montée cool maintenant c'est un mur qui nous attend.. Des pourcentages toujours entre 9 et 12%, de longues lignes droites suivies de virages et à nouveau des lignes droites sans fin...

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015


    Maintenant les regards ont changés, terminés les éclats de rires, dès le début de la montée on double des coureurs déjà entrain de marcher ou qui font l'élastique..
    Avec Christ et Gilou durant plusieurs kilomètres on monte ensemble ; puis je prend un peu d'avance sur eux mais au 2ème raviataillement ils me doublent car j'ai fait une pause "pipi"... Je reviens sur Gilou puis sur Christ et je repars à nouveau un peu devant et cela jusqu'à environ 2km du chalet Reynard..
    D'un coup c'est la panne d'essence, je n'ai plus de force, c'est trop dur je peux plus courir, alors je marche en attendant que cela passe, Christ régulier comme un métronome revient sur moi et me double, je me remet à courir et je reviens sur lui puis à nouveau je dois marcher et je vais faire ainsi l'élastique jusqu'au chalet Reynard.

    Je m'arrête au ravitaillement et je vois Christ qui zappe le ravito et file seul devant ; je le reverrai au sommet !!

    Christ est devenu un très grand coureur, il a fait plus de 100km cette année sur un trail très dur avec plus de 6000m de dénivelé ; il s'est forgé un mental d'acier ; aujourd’hui je mesure les progrès énormes qu'il a fait en 3 ans et il m'impressionne.

    Maintenant on est sorti de la forêt, le Mont Ventoux est là devant nous magistral, si près et si loin à la fois, les 6 derniers kilomètres sont compliqués pour moi, j'ai mal aux jambes et je commence à ressentir des débuts de crampes dans mon mollet droit ; j'avais peur de souffrir de ma cheville gauche et finalement c'est le mollet droit...
    Pourtant je me suis longuement hydraté durant toute la montée, j'ai mangé du salé et j'ai même pris de la sporténine : un médicament homépathique pour éviter les crampes... Mais je le sais je suis au bout du bout je n'ai plus de force, c'est le mental maintenant qui me fait avancer et relancer.
    D'ailleurs je suis pas le seul à faire l'élastique ou à souffrir de crampes, certains coureurs sont allongés au sol pour faire passé une crampe et pouvoir repartir.

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015


    Maintenant il fait chaud et en plus de l'effort on doit supporter de nombreuses mouches qui nous tournent autours, malgré cela le spectacle est somptueux, nous sommes seul sur cette route qui serpente jusqu'au sommet, en bas on voit la vallée et les dentelles de Montmirail qui d'ici ressemblent à de simples collines, je serre les dents et chaque fois que la pente est un peu moins dure je repart en trottinant lentement ; je fais attention à ma foulée pour ne pas déclencher une crampe puis quand je sens que la crampe va arrivée (mon mollet qui commence à tétanisé) je marche à nouveau..
    Puis au niveau du col des tempêtes j'ai la surprise de voir Denis qui est venu nous encourager, cela me fait un bien fous de le voir et cela me remotive pour la montée finale...
    Je passe enfin la ligne d'arrivée, épuisé mais heureux comme les deux premières fois, je vois Christ et je me jette dans ses bras : on l'a fait yes, on l'a fait !!!

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    Puis Gilou arrive à son tour et Denis nous a réserver une petite surprise VIP : il nous offre une bière bien fraiche qu'il a amené dans sa glacière... Un bonheur après presque 3 heures de courses..
    Pat arrive un peu plus tard mais il a réussi à rentré dans les délais et il est très heureux d'avoir été jusqu'au sommet ; il l'a fait !!!

    Christ a mit 2h44mn21  il est 283 ème
    Moi j'ai mis 2h47mn05 je suis 307 ème
    Gilou a mit 2h48m18 il est 320 ème

    Le 1er de la course a mis 1h37mn52 un temps que je n'arrive pas à faire sur un semi-marathon plat !!!
    Sur 630 coureurs au départ il y 539 coureurs classés soit donc 91 coureurs hors limites

    Mon 3ème semi marathon du Mont Ventoux : édition 2015

    A l'arrivée comme à chaque fois il y avait un buffet pour les coureurs et le retour à Bedoin en bus.
    Au niveau organisation comme à chaque édition rien à dire, tout était parfait : retrait des dossards, ravitaillements, ambiance etc...

    Compte tenu de mon entorse il y a 4 semaines et donc du manque d'entrainement je suis très heureux de mon résultat. Je compte participer à l'édition 2016 avec cette fois j'espère beaucoup plus d'entrainement et l'objectif de courir jusqu'au sommet sans marcher une seule fois... Objectif qui sera difficile à tenir et qui passe par un entrainement rigoureux...

     

     

     

     


    1 commentaire
  • Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Avec le retour des beaux jours on a rendez-vous tous les ans au mois de juin dans un magnifique village au nord du Gard pour une superbe course nature ; ce village c'est Saint Victor la Coste.

    C'est un lieu qui vaut bien un détours au milieu des vignes et de la garrigue se dresse un splendide château fort au sommet d'une colline qui surplombe le village de Saint Victor :

    Courir à Saint Victor la Coste 2015
    Ce village type provençal mérite une promenade :

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Quand on vient à Saint Victor la Coste au mois de juin on est toujours surpris par l'écrin de verdure qui entoure le village et le calme de ce lieu que seul le chant des cigales vient troubler...

    Les organisateurs de la course mettent tout en œuvre tous les ans pour que leur course nature soit un moment de pur plaisir pour tous les participants. Cette année la météo a jouée les troubles-fêtes ; en effet durant toute la nuit de samedi à dimanche il y a eu de nombreux orages et ce dimanche matin nous nous réveillons avec un temps gris et pluvieux.

    Courir à Saint Victor la Coste 2015



    En me rendant à Saint Victor vers 8h00 la pluie s'est arrêtée et comme tous les ans dès l'entrée du village c'est balisé jusqu'au parking de la course.
    Une fois de plus tout est parfait au niveau organisation pour le retrait des dossards et de la récompense que recoit chaque coureur : un magnifique t-shirt ainsi qu'une bonne bouteille de vin de la région..

    Je retrouve mes amis Denis et Christophe et c'est parti pour un petit échauffement...
    On craignait avoir droit à beaucoup de boue et de la pluie ; finalement le parcours est bien praticable.

    Au niveau température, le temps est lourd, il fait déjà près de 20° C et il n'y a pas un souffle d'air ce matin... après de 2km d'échauffement on est déjà en nage !

    Juste avant le départ on retrouve d'autres amis : Gerard, Gêrome et Firi et on se dirige vers la ligne de départ.

    C'est ma 4ème participation à cette course, longue de 13.5km cette course n'est pas facile ; du moins, si on cherche à réaliser un bon chrono : pour réussir il faut encaisser plusieurs montées, savoir descendre vite et avoir la force de relancer... Bref une course casse-patte où on peut facilement se griller...

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Le moment du départ arrive :

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Et c'est parti pour le run !!

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Je suis parti juste derrière Denis et Christ et dans les premiers kilomètres on va rester côte à côte ; parfois Christ prend un peu d'avance, puis on revient à son niveau avec Denis et vers le 3ème kilomètre Denis prend le large, je le reverrai plus jusqu'à l'arrivée...

    Comme tous les ans le long du parcours il y a des panneaux humoristiques dont celui-ci :
    "pars pas trop vite vieux"
    Et je me demande si je suis pas parti trop vite he !!!


    Dans la 2ème montée Gérôme me double et prend quelques mètres d'avance, moi je monte à mon tempo ; pas possible d'aller plus vite sous peine de mettre dans le rouge...

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Courir à Saint Victor la Coste 2015


    Une fois la 2ème côte passée, on repars de plus belle dans la descente et Christ revient sur moi et me double, on fait tous les deux la descente à fond et on revient au niveau Gérôme ; Christ file seul devant et avec Gérôme on reste côte à côte dans la montée à 8% où on reprend Christ puis à nouveau Christ repart à bloc dans la descente qui suit. Avec Gérôme on va encore rester un moment côte à côte.

     


    Après la montée du 10ème kilomètre Gérôme accélère à nouveau, moi je suis à bloc je peux pas suivre, je maintiens mon rythme et je reprend la 2ème féminine qui sera juste derrière moi jusqu'à l'arrivée..
    Enfin se profile l'arrivée, la dernière bosse, un dernier effort et c'est l'arrivée.

    Courir à Saint Victor la Coste 2015


    Je termine en 1h10mn42 soit 5mn de plus qu'il y a trois ans, aujourd’hui je pouvais pas faire mieux, cette année c'est vrai que j'ai pas bossé la vitesse et puis j'ai 50 ans... Je me suis régalé et c'est le principal.

    Après la course comme tous les ans un magnifique buffet nous attendait, dans le Gard on sait recevoir et particulièrement à Saint Victor ; franchement pour 7€ c'est cadeaux

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

    Un très grand merci aux organisateurs : "Courir à Saint Victor" s'était parfait comme tous les ans

     Très heureux d'avoir revu les copains et à l'année prochaine !!!

    Courir à Saint Victor la Coste 2015

     


    1 commentaire
  • 50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    Le 15 janvier dernier j’ai eu 50 ans et cette année je voulais relever un challenge particulier pour fêter ce passage dans ma cinquantième année ; aussi au mois de décembre dernier j’ai décidé de parcourir une course de 50km et mon choix c'est porté le 50km de Vergèze :

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    J’ai fait déjà 4 marathons ; 5 si je considère que le trail de la Drôme de l’année dernière avec ses 41km et +1800m est finalement un marathon… Alors je me suis dit 50km c’est seulement 8km de plus qu’un marathon.

    Prudence oblige, j’ai décidé de faire une préparation sérieuse car justement j’ai 50 ans et je ne voulais pas que la fête se transforme en déconvenue ; j’ai donc établi un plan d’entrainement sur 3 mois avec 4 sorties par semaine, du travail en endurance, du seuil, de la montée et bien sur des sorties longues…

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    Après 730km d’entrainement avec parfois des conditions difficiles : le froid, la pluie et le vent, je me sens prêt à faire cette course unique de 50km.

    Le grand jour est arrivé, me voilà parti à Vergèze un petit village du Gard réputé pour son eau minérale mondialement connu le Perrier, la nuit a été fraiche, il fait beau mais le mistral s’est invité à la compétition… Il faudra composer avec lui !!!

    Il est 7h30 quand je vais retirer le dossard, il fait un froid de canard et je retourne me mettre au chaud dans la voiture, bon sang, comment je vais m’habiller ? le départ est à 9h00 mais la température a beaucoup de mal à décollée et le vent ne faiblit pas…

    En attendant le départ j’enfile un pantalon, je ne veux pas me refroidir ; finalement je décide de mettre le cuissard avant le départ, tee-shirt à manche longue et un coupe-vent ; sur la ligne de départ on grelotte.

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    Le départ est donné, on est 34 coureurs pour le 50km individuel, mais il y a aussi le relais 5x10km, le 50km en duo et le 50km « run and bike », on fait une première boucle autours du village de Vergèze de 7km et on revient au point départ pour partir en direction opposé vers le nord. Cette première partie est la plus agréable, pour le moment on a le vent dans le dos, c’est une ballade entre passionnés, moi j’ai pris un tempo cool comme à l’entrainement d’une sortie longue et je fait du 5mn30 au km, pour le moment tout vas bien, je bois régulièrement des gorgées de ma boisson isotonique…
    Les choses commencent à se corser au retour devant le stade, les coureurs de la course du 5km et du 10km sont arrivés et ils sont nombreux à s’échauffer sur la route autours de la ligne de départ ; nous on arrive en sens inverse pour filer tout droit mais inévitablement on se retrouve mélanger avec tous ces coureurs à l’échauffement.
    Juste après le stade on passe sous un pont et le parcours du 50km vire à gauche dès la sortie du pont sinon en partant tout droit c’est le parcours du 5km ; les organisateurs ont placé une dame qui indique aux coureurs du 50km de viré à gauche mais en raison des nombreux coureurs à l’échauffement elle se repère au dossard… Moi mon dossard je l’ai fixé sur mon tee-shirt et j’ai mis mon coupe-vent ; du coup mon dossard est invisible.. C’est certainement la raison pour laquelle la dame ne m’a pas indiqué de tourner à gauche et du coup je m’en vais tout droit et je parcours environ 500m.. Je ne vois plus de vélos (les run and bike) j’interpelle un coureur pour lui demandé si je suis bien sur le parcours du 50km et il me dit que non je suis sur le 5km !!!
    Bon sang, je fais demi-tour et je file à nouveau vers le pont pour reprendre le parcours du 50km, je boue en moi, quelle truffe que je suis, je n’ai pas fait attention et je me suis rajouté un bon km…

    Dans l’émotion j’en ai perdu un bidon, décidément quand cela part mal, cela part mal, je récupère un bidon dans mon camel-bag et je remonte quelques coureurs à qui je raconte ma mésaventure. Finalement j’arrive au 10km en 1h00 pile ; ouf je suis soulagé, je n’ai pas perdu trop de temps et mon objectif de 5h00 est toujours jouable..

    Jouable oui, si je parviens à maintenir une moyenne de 10km/h ; s’était sans tenir compte de l’invité surprise du jour : le mistral… Et quel mistral ; la météo avait annoncé un mistral à 60km/h mais moi je dirais plutôt 90km/h !!!

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie


    A partir du 7ème km et jusqu’au 28ème km c’est un mistral de plus en plus violent avec aucun répit, comment faire si on ne résiste pas on avance plus du tout et si on résiste on laisse des forces…
    et bien comme on dit, j’ai fait de mon mieux pour ne pas trop laisser d’énergie tout en tentant de maintenir un tempo minimum. Pourtant au 20ème km je ne peux que constater que ma vitesse a baissée et cela va continuer ainsi jusqu’au 28ème km où cette fois c’est la montée qui nous attend.
    Cette montée est modérée mais après tant de kilomètres face au mistral c’est difficile, je monte à mon rythme avant d’avoir enfin un premier répit une longue descente avec le vent dans le dos de plusieurs kilomètres, mais j’ai laissé beaucoup d’énergie et je sais que la fin de course va être difficile, je reste prudent et je cours à un tempo d’environ 10km/h…

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    Depuis le début de la course je bois régulièrement, je mange des barres et je m’arrête au ravitaillement et prend du sucré et du salé, je prends également un cachet de Sportéine (médicament homéopathique contre les crampes) toute les heures pour éviter les crampes… Bref je pense avoir tout bon pour la récup et éviter le mur…

    Pourtant je vais cogner dans le mur vers le 35ème km, d’un coup je ressens de violentes douleurs dans les jambes et plus de force, je suis obligé de ralentir fortement au point où je me met à trottiner lentement… Je suis livide, vidé littéralement, je bois longuement, je reprend une barre, un tuc salé et je bois encore, je souffle lentement mais je me sens toujours aussi mal..

    Mon calvaire va durer environ 5km où je traverse des villages en titubant comme le ferait un alcoolique, je bois, je mange et je bois encore… Sur une longue ligne droite un groupe de 3 coureurs me rejoint, un coureur a vu ma souffrance et me tends 2 Tuc salé et m’encourage… Son geste me touche et me booste à ne rien lâcher..

    Puis vers le 40ème km je me sens un peu mieux, ce n’est pas la forme loin de là mais maintenant je réussi à maintenir un tempo d’environ 8km/h et je sais que l’arrivée est à 10km cela me remotive à poursuivre..

    Je passe au marathon (42km195) qui a été matérialisé sur la route en 4h33mn un temps bien éloigné des 3h46mn que j’avais fait à Perthuis mais aujourd’hui avec ce mistral je ne pouvais  pas faire mieux…

    Maintenant je ne pense plus qu’à la ligne d’arrivée, je serre les dents, je fais attention à ma foulée, ne pas faire de mouvements trop brusques qui pourraient provoquer une crampe et me clouer sur place… Il vaut mieux faire du 8km/h que marcher !!!

    Finalement les 8 derniers kilomètres seront bouclés en presque une heure, j’arrive devant le stade, un dernier effort et c’est la délivrance : yes !!! je l’ai fait 50km. (51km si je compte mon erreur de parcours)

    Épuisé mais heureux.

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    Mon temps final est de 5h27mn au lieu des 5h00mn que je m’étais mis en objectif…  Peut-être sans le mistral et  sans sortir du parcours…

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    A l’arrivée outre la médaille et le tee-shirt de finisher, j’ai droit à une bonne surprise de la part des organisateurs ; en effet ils me remettent une coupe pour avoir fait relevé le défit de faire 50km pour mes 50ans, cette attention me touche car c’est ma première coupe !! (et certainement la dernière !!!)

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    50km pour mes 50 ans !!! Mission accomplie

    Une très belle course à refaire sans le mistral, merci à l’organisation car un 50km ce n’est pas simple à baliser et à ravitailler.


    votre commentaire

  • Jo2014 par joelmassol22


    votre commentaire
  • Rétro de l'année 2013...

    Mon année en chiffre :

    Distance totale parcourue un peu plus de 2400 km
    participation au marathon de Marseille
    participation au TBV version 35km avec +1900m de dénivelé
    Ascension du Mont Ventoux par la route et par les sentiers
    participation au Marseille-Cassis

     

     

    Janvier 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Trail 11,2km +200m dénivelé à Mornas
    classement 85ème sur 220 en 55mn07

     

    Mars 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

     

    Rétro de l'année 2013...

    Classement : 578ème sur 1068 en 3h57

     

    Avril 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Course nature à Saint-Laurent-des-arbres 10.6 km +100m dénivelé
    Classement : 47ème sur 178 en 49mn23

     

    Mai 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Cross Camerone avec la légion Etrangère : 9km le 1er mai à Orange +50m dénivelé

    Temps réalisé : 38mn50

     

     

    Juin 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Trail de Saint-Victor-La-Coste : 13.5km +200m dénivelé

    Classement : 72ème sur 262 en 1h07

     

     

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Semi-marathon de Gigondas : 21.5km +600m dénivelé

    Classement : 134ème sur 567 en 1h51

     

     

    Juillet 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Semi-marathon du Mont-Ventoux : 21.5km +1600 de dénivelé

    Classement : 207ème sur 427 en 2h44

     

    Août 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    La panoramique course 16.8km +400 de dénivelé
    Millas (66)
    Classement : 172ème sur 356 en 1h31

     

     

    Septembre 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Trail de Beaumes-de-Venise : 35km +1900m dénivelé

    Classement : 126ème sur 217 en 5h12

     

     

    Octobre 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Marseille-Cassis : 20km +300m dénivelé

    Classement : 7137 sur 15000 en 1h55

     

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Le 31 octobre avec mes amis.

     

     

    Novembre 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Course de la colline d'Orange : 12km +50 dénivelé

    Classement : 134ème sur 252 en 1h06

     

    Décembre 2013 :

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

    Rétro de l'année 2013...

     

    Trail "la ronde du terroir" à Beaumes-de-Venise : 13,2km +300 dénivelé

    Classement : 166ème sur 383 en 1h05

     

     

    Cross de Noël à la BA115 d'Orange...

    Rétro de l'année 2013...

    le 19 décembre : Cross de 9km

    Temps réalisé : 44mn38

     

    Merci à tous mes amis pour tous ces bons moments !

     

    Rendez-vous en 2014 pour de nouvelles aventures !!!

     

    Rétro de l'année 2013...

     

     


    4 commentaires
  • Pour la 1ère fois cette année, la base aérienne d'Orange la BA115 a conviée l'hôpital d'Orange à participer à son cross de Noël ; une occasion rare pour des civils de pouvoir courir aux côtés de soldats aguerris.
    Aussi quand mes supérieurs hiérarchiques m'ont demandés si je souhaitais y participer j'ai répondu avec un grand oui !!

    Notre directeur des services économiques M. Bruey a constitué une petite équipe d'amateur de courses à pied pouvant se rendre disponible pour courir le cross et nous étions une dizaine pour représenter notre établissement ce matin à la base 115.

    Voici l'équipe au complet du CHO :

    -          Valérie Galichet                                 

    -          Florence Debrus                                       

    -          Joel Massol                                                

    -          Gérard Vaton                                                   

    -          Céline Ratineau                                               

    -          Firi Benner     

    -          Benoit Rochette                                      

    -          Jérôme Lacour                                              

    -          Arnaud Bruey                              

     
    La base 115 est situé à 5km d'Orange, c'est la fierté de notre ville avec ses escadrons d'avions de chasse : les mirages et les célèbres rafales ; mais aussi avec son escadron d'hélicoptères de combat...

     

     Voici une petite vidéo de présentation de la base militaire :

    Cross de Noël à la BA115 d'Orange...

    Cross de Noël à la BA115 d'Orange...

     

    Ce cross d'une distance 9km est une course sur bitume qui fait le tour de la piste de décollage des avions ; l'esprit de cette course était la convivialité et l'esprit sportif ; elle s'est déroulée sans dossard ni classement, le mérite étant le dépassement de soi et de participer.

    Au niveau météo il fait doux ce matin pour un 19 décembre mais le temps est couvert ; la pluie menace et un petit vent d'est souffle en rafale ; des conditions tout de même favorable à la course à pied.

    Notre seul regret c'est de n'avoir eu que quelques minutes pour nous échauffer ; un peu juste pour une course de vitesse...

    Nous nous rendons sur la ligne de départ et c'est pas sans émotion que le départ est donné ; courir au côté des militaires est un immense honneur, aussi je m'élance avec un bon tempo pour tenter de rester le plus longtemps possible au niveau de ces brillants coureurs.

    Je réussi à me maintenir assez haut dans le peloton des coureurs durant les premiers kilomètres mais les écarts se creusent ensuite rapidement.

    Au 3ème kilomètre Jérôme revient à mon niveau puis il poursuit sa progression à son rythme ; moi je suis à 160 pulsations et je ne peux pas hausser le rythme sous peine de me mettre dans le rouge ; je maintient mon tempo et je me fais reprendre par plusieurs coureurs...

    Les kilomètres défilent et je maintiens un tempo à environ 5mn au km soit du 12km/h ; mon rythme cardiaque ne faiblit pas surtout dans la première partie du parcours car on a le vent de face ; pas un vent violent comme le mistral mais tout de même cela se ressent ; après le 6ème kilomètre on a fait demi-tour et maintenant on a le vent dans le dos, de suite les jambes sont moins lourdes et je peux hausser un peu le rythme mais devant aussi le tempo a augmenter et finalement je reprend peu de coureur.

    Le parcours est destiné aux coureurs spécialistes de la vitesse : de longues lignes droites plates ; moi je suis plus entrainé aux parcours "natures" vallonnés et avec du dénivelé... Et surtout des distances plus longues...

     

    Cross de Noël à la BA115 d'Orange...


    J'ai gardé Jérôme en ligne de mire ; il est à 500m devant moi mais impossible de revenir sur lui...

    Puis au 8ème kilomètre on revient vers le point de départ ; il reste seulement 1km mais impossible de hausser le rythme : je suis à bloc, je serre les dents et je franchi la ligne d'arrivée en 44mn38 : je suis un peu marqué mais heureux, car j'ai tout donné.

    Je retrouve Jérôme qui a réalisé 43mn10 ; bravo à lui, il a fait une belle course et se classe bien ; il était meilleur que moi aujourd'hui et c'est de bonne augure pour sa prochaine course de dimanche à Chateau-neuf-du-pape !!!

    Benoit arrive peu après en 46mn, puis Firi et Céline pour lesquelles je n'ai pas le temps exact ensuite c'est Gérard qui boucle le parcours en 50mn les autres participants du Centre Hospitalier d'Orange arrivent peu après.

    Le 1er de la course a réalisé 32mn sur un parcours qui semble-t-il faisait un peu plus de 9km selon le GPS de certains coureurs..

    Nous nous sommes ensuite tous retrouvés pour une collation d'après courses et une petite photo souvenir :

    Cross de Noël à la BA115 d'Orange...

    La conclusion de cette journée : un bon run où chaque participant du Centre Hospitalier d'Orange a fait de son mieux face à des intrépides militaires plus aguerris au dépassement de soi mais dans un très bon esprit sportif.

    Rendez-vous pris pour 2014 !!!

     

     


    votre commentaire
  • La ronde du terroir 2013

     

     

     

    La ronde du terroir 2013

    La ronde du terroir 2013

     Tous les ans le 1er dimanche de décembre se déroule une très belle course pédestre à Beaumes-de-Venise ; un joli village provencal au pied des dentelles de Montmirial.

    J'y participe ce dimanche matin pour la troisième fois, le réveil est difficile : un fort mistral glacé souffle quand je pars chercher mes amis Denis et Christophe il est presque 8h00 quand on arrive à Beaumes-de-Venise ; le soleil se lève et laisse apparaître les cimes enneigées du Mont Ventoux, le village est encore à moitié endormie ; tout est calme et on est surpris car il n'y a pas de vent ici.

    Beaumes-de-Venise est protégé du mistral par les dentelles toutes proches et c'est bien agréable.. Il nous reste plus d'une heure avant le départ et après avoir retiré nos dossards, on a le temps de s'échauffer tranquillement et de prendre quelques photos souvenirs ; beaucoup d'amis sont présent aujourdhui ; la ronde du terroir est devenu au fil des années une course incontournable dans la région ; d'une part en raison de la beauté de son parcours mais aussi pour l'acceuil qui est réservé aux coureurs et une dotation généreuse ; cette année encore pour seulement 10 € chaque coureur a reçu un magnifique tee-shirt technique et une belle bouteille dédicacé "ronde du terroir".

    La ronde du terroir 2013

    L'heure du départ approche, on termine l'échauffement sous un soleil éclatant ; toutes les conditions semblent réunis pour faire une bonne course ; en tout cas l'ambiance est conviviale :

    La ronde du terroir 2013

    L'échauffement permet de sentir comment les jambes vont réagir ; hélas une fois de plus je ressens cette sensation à l'arrière de mon mollet droit ; pas une douleur franche mais comme une courbature dont la sensation augmente à chaque accélération... J'espère que pendant la course cela disparaîtra ; du moins que cela ne m'empêchera pas de faire ma course à mon rythme...

    Le départ de la course est donné ; je vais vite être fixé au niveau des sensations de mon mollet droit.. Le début de la course se passe bien, je préfère partir à un rythme raisonnable pour ne pas trop faire forcé ma jambe droite ; je vois partir Xavier devant je ne veux pas faire l'effort de revenir à son niveau et j'ai bien fait car dès la première montée la douleur apparaît quand je pousse mes appuies...

    La ronde du terroir 2013

    La ronde du terroir 2013

    J'ai ralentis un peu et Christophe est revenu à ma hauteur et on reste côte à côte jusqu'à la première côte ; ma blessure est toujours présente c'est ainsi ; je dois me résoudre à courir un tempo raisonnable sans trop appuyer sous peine de me blesser...
    Au 4ème kilomètre Denis me double et Christophe lui emboite le pas ; moi je monte à mon rythme ; par moment je reviens au niveau de Christophe qui me redouble dès que la pente se fait plus douce...

    La ronde du terroir 2013

    Au fond de moi je rage un peu ; j'ai envie de hausser le rythme ; surtout dans la montée mais mon mollet m'interdit toutes accélérations.

    Avec Christophe on passe le sommet presque côte à côte :

    La ronde du terroir 2013

    Après avoir basculé je vois surgir Christophe qui prend son envol dans la descente ; pour moi impossible de faire la descente à bloc ; je termine la course à mon rythme et savoure le paysage sublime des dentelles avec le mont Ventoux tout proche et tellement beau ce matin avec ce beau soleil...

    La ronde du terroir 2013

    Mes amis sont arrivés avant moi : Morgan telle une fusée a fait les 13.2km en 56mn ; son père Stéphane est tout proche en 59mn, Xavier malgré ses problèmes de santé réalise un excellent temps  en 1h02mn.. Denis en grande forme 1h04mn suivie de Christophe 20 secondes plus tard...
    Moi j'ai limité la casse en 1h05mn43...

     

    La ronde du terroir 2013

    Un bien beau parcours où il faut avoir tous les talents : il faut être bon sur le plat, en montée et en descente... et surtout pas être blessé

    J'ai passé un très bon moment à Beaumes et je prend déjà rendez-vous pour 2014 où j'espère franchir enfin le cap des 1h00...

     


    10 commentaires
  • Course de la colline 2013

    Nous voilà à nouveau au 11 novembre et comme tous les ans la course de la colline a lieu à Orange.
    J'y participe pour la 3ème fois ; cette année j'ai longtemps hésité car il y a une dizaine de jours j'ai subit une violente crampe au mollet droit et malgré une période prolongé de repos je suis pas totalement remis...

    Malgré tout ce matin l'envie a été plus forte et je retrouve mes amis Gerard et Denis ; après le retrait des dossards et quelques photos nous partons nous échauffer :

    La course de la colline 2013

    La course de la colline 2013

    La course de la colline 2013

    Il fait beau ce matin mais un mistral très violent souffle et les températures sont très basses ; je supporte deux couches de vêtements, les gants et le bonnet..

    Avant le départ je retrouve des amis runners dont Thierry Deglisse que je vois enfin en vrai ; on échange quelques mots et on se prépare au départ...

    La course de la colline 2013

    La course de la colline 2013


    Au moment du départ nous sommes environ 250 coureurs pour cette édition 2013 à prendre le départ :

    La course de la colline 2013

    Comme tous les ans le départ est donné depuis le stade et rapidement les écarts se creuse entre les sportifs de hauts niveaux et les amateurs comme moi ; je connais le parcours et je préfère partir à un rythme raisonnable car je sais qu'au 1er kilomètre nous attend déjà une première bosse qui casse bien les jambes...

    On rentre ensuite dans le terrain militaire et sur environ 6km on va enchainé des parties en monotrace avec pas mal de relances ; cette partie plate est trompeuse ; on a tendance à hausser le ton car le parcours est plat ; sauf qu'au 7ème kilomètre se profile la montée de la colline ; les coureurs qui se sont mis dans le rouge se retrouvent alors en diffilculté...

    Pour moment tout va bien pour moi ; je sens un peu mon mollet droit mais ce n'est qu'une sensation ; je regarde mon cardio je suis bien ; toujours entre 155 et 165 pulsations... Les kilomètres défilent à environ 5mm au km et je savoure cette partie du parcours  :

    La course de la colline 2013

    Puis on arrive au niveau du Coudoulet : Cette partie à découvert est plus difficile : on voit les coureurs devants qui ont beaucoup d'avance et on se retrouve par moment face au mistral :

    La course de la colline 2013

    Je sais que maintenant on va faire demi-tour pour repartir en direction de la colline ; après environ 2km de monotrace on se retrouve au niveau de la carrière pour une montée courte mais avec quelques passages bien pentu :

    La course de la colline 2013

    La course de la colline 2013

    Dans la montée mon mollet droit devient douloureux ; je crains d'avoir une nouvelle crampe et du coup je ralentis et je préfère même marcher dans la partie la plus difficile ; puis je repars prudemment... à la sensation sans appuyer mes appuis ; j'arrive à la colline et je passe les bosses, escaliers et parties monotraces toujours à mon tempo prudent...

    La course de la colline 2013



    Depuis la montée de la carrière mon tempo a baissé et j'ai déjà compris que mon chrono sera au-dessus de 1h00 ; je passe d'ailleurs au 10ème kilomètre en 56mn... maintenant je fais la descente toujours à mon rythme : rapide mais pas trop appuyée histoire d'éviter la blessure...

    La course de la colline 2013


    Puis on sort du bois et se profile le stade Costa ; je prolonge mon effort je passe à l'entrée du stade devant le panneau 12km il reste environ 500m ; je rentre sur la piste du stade il reste un demi-tour avec le vent de face et enfin la ligne d'arrivée... Je regarde mon cardio 1h06mn... Finalement je suis assez content de mon résultat compte tenu de l'état de mon mollet droit...

    La course de la colline 2013

    La course de la colline 2013



    Arrive ensuite Denis 1mn après moi, puis Gerard en 1h15mn...

    A l'arrivée je retrouve mes amis avec qui on refait la course dont Hassina qui termine 4ème féminine en 1h01mn !!!!

    Cette course est toujours aussi belle ; au niveau organisation : le tracé est parfaitement balisé, les ravitaillements sont corrects, par contre cette  année la dotation : une bande dessiné n'est pas de mon goût...

    Sauf erreur de ma part il m'a semblé que le parcours était un peu plus long que les autres années : 12.5km au lieu de 12km ???

    Après avoir réalisé 1h01mn en 2011 et 2012 ; 1h06mn cette année en étant pas à 100% ; la barre des 1h00 me semble toujours aussi difficile à franchir... En 2014... on sera sur la ligne de départ pour le tenter !!!

     

    La course de la colline 2013

     


    1 commentaire
  •  

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

     

    Ce dernier jour d'octobre je suis en congé et avec un groupe d'amis on décide de partir à l'ascension du mont Ventoux par la face nord en empruntant un parcours nature au travers des forêts.

    A 6h45 je passe prendre mon ami Christophe, nous avons rendez-vous à 7h00 à Camaret avec les autres participants à la balade : Stéphane, Morgan, Alain et Julien.
    Je fais connaissance de Alain et Julien et nous partons direction le mont Ventoux, notre point de départ se situe à un lieu dit " les Alazards" situé après la village de Beaumont-du-Ventoux : nous sommes à environ 500 m d'altitude.

    Ce 31 octobre nous avons droit à un ciel dégagé sans vent et la température en bas est idéale pour courir, il fait ni trop chaud, ni trop froid. J'ai quand même fait suivre mon bonnet et des gants pour le sommet.

    On débute le "rando-trail" à rythme très cool ; avec Christophe on s'est positionné à l'arrière et on laisse filer devant les jeunes et les runners aguerris que sont Alain et Stéphane ; nous on a encore les "restes" du Marseille-Cassis de dimanche dernier..

    Nous empruntons le GR4, un sentier qui serpente la montagne au travers des forêts et depuis lequel la vue est magnifique ; malgré la rudesse de la pente on en prend plein les yeux :

    l'ascension se décompose en trois grandes étapes :

    la montée jusqu'au col du Comte :

    Dans cette première partie de "mise en jambes" on prend 500 m de dénivelé : autant dire que l'on y parvient en étant bien chaud :

     

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Ensuite la 2ème partie nous mène à "l'abri du contrat" à 1394m
    via le Pra-ong à 1195m  :
    on prend à nouveau près de 400m de dénivelé en empruntant un chemin au travers d'une forêt multicolore à cette époque de l'année :

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Enfin arrive la dernière partie où l'on sort de la forêt pour rejoindre le sommet du mont Ventoux :
    cette fois on serpente la paroie rocailleuse qui nous permet de découvrir des paysages à couper le souffle ; nous avons même droit en prime à une rencontre inattendue avec des chamois..

    A chaque étape on s'attend pour récupérer un peu et prendre des photos souvenirs :

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Quelques vues durant la montée :

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    La rencontre avec nos amis les "chamois" :

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Dans la dernière partie le vent se lève et la température a chutée : j'apprécie mon bonnet et mes gants :

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

     

    Arrive enfin le sommet ; je me suis pris une crampe au mollet droit à 500m du sommet ; la descente sera délicate mais pour l'instant je savoure avec mes amis la victoire sur le géant de provence :

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

    Merci à Christophe pour ces magnifiques photos : elles sont pas toutes ici vous pouvez les voir toutes en cliquant sur le lien suivant :
    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.430364523732630.1073741851.240524929383258&type=1

     

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers

     

    Avec ma crampe au mollet droit la descente n'a pas été toujours évidente mais grâce à l'étirement que m'a fait Stéphane je suis revenu tranquillement à la voiture. Au total nous avons fait presque 24km et pris 1400 m de dénivelé positif.

    Ascension du mont Ventoux face nord par les sentiers



    Une bien belle promenade entre amis à refaire.

     


    2 commentaires
  • Marseille Cassis 2013

     

    Marseille Cassis 2013

    Cette année pour la première fois j'ai participé à Marseille Cassis.

    Depuis que j'ai débuté la pratique de la course à pied j'attend parlé de cette course ; au même titre que le marathon de Paris ou celui de New-york, accrocher à son palmarès Marseille Cassis a un sens...

    Le premier défi c'est déjà de pouvoir y participer ; en effet sa renommée est telle que les 15000 dossards disponibles se vendent en seulement quelques heures sur internet au mois de mars... En 2011 et 2012 je n'ai pas réussi à obtenir le précieux sésame et cette année grâce à mon ami Christophe j'ai eu la chance d'être incorporé au team du Credit Agricole..

    Cette course j'en ai rêvé pendant des années, j'ai scruté les photos, les vidéos et le profil avec le célèbre col de la Gineste... Et depuis cet été je me suis longuement entrainé aux montées et aux descentes ; sans négliger le travail au seuil et les sorties longues.
    Après un marathon à Marseille au mois de mars, j'ai fait un semi-marathon difficile à Gigondas fin juin, le semi-marathon du Mont Ventoux fin juillet, une course un peu similaire à Marseille-Cassis en août à Millas : la "Panoramique" 16.5km avec 400m de dénivelé et le franchissement d'un sommet et pour finir un trail difficile en septembre à Beaumes-de-Venise 35km +1900m de dénivelé...

    Et depuis le TBV un entrainement "spécial" Marseille-Cassis reposant sur 4 sorties par semaine : 50 à 60km, 1 sortie en endurance, 2 sorties avec travail en montées et en descentes et enfin une sortie longue avec du dénivelé...
    Bref une semaine avant la course je pensais être suffisament entrainé ; j'ai relaché la dernière semaine en faisant juste une sortie cool le mercredi, j'ai fait attention à mon alimentation en favorisant l'apport des glucides lents et en buvant beaucoup les 3 derniers jours.

    Dimanche matin, il est 3h30 une fois de plus je suis reveillé bien avant que le reveil ne sonne ; je me suis couché à 21h00 pour être en forme ; mais j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, déjà je me vois dans les pentes de la Gineste et j'attend le cri des spectateurs postés le long de la route...
    Je suis stressé ce matin, c'est le grand jour ; le jour où je vais faire Marseille Cassis ; c'est le jour où il faut assurer, le jour où chaque détail est important...
    Mes affaires sont prêtes depuis hier et sont toutes étalées sur la table de salle à manger : je recommence l'inventaire que j'ai déjà fait et refait avant de me coucher ; je fais cela pour me rassurer... car à quelques heures du départ il faut aussi conjurer le sort...

    En prenant mon petit déjeuner je réalise que dans 5 heures je serai sur la ligne de départ et les pensées les plus folles viennent à mon esprit ; "si  j'ai des crampes", "si je me tord la cheville", "si je suis dans un mauvais jour"... si.. si..

    Pour les crampes j'ai beaucoup bu hier, ce matin je vais boire toutes les 30mn 25cl, je prend d'ailleurs deux bouteilles de badoit, et puis j'ai mes cachets de Sporténine (médicament homéopathique) ; et puis Marseille Cassis cela fait que 20km !!!

    Pour la tendinite et les problèmes de cheville je me passe du "Beaumes St Bernard"...

    Pour les "éventuels" problèmes intestinaux je prend préventivement un sachet de Smecta...

    Pour le mauvais jour... Je croise les doigts !!!

    Voilà il est 4h45 je suis prêt je pars chercher mon pote Christophe pour rejoindre ensuite un autre pote Thierry qui nous amène à Cassis.

    Après 1h30 de route nous voilà arrivé à Cassis il est 6h45 et déjà il y a beaucoup de monde ; c'est déjà compliqué pour se garer pas trop loin du village et on cherche pendant un bon moment avant d'avoir la chance de trouver une place pas trop éloignée du lieu des navettes en bus.

    Depuis 24h00 la météo est incertaine : pluie ou pas pluie ?
    Il pleut légèrement à Cassis ; mais ce n'est que quelques gouttes.. Pas évident de savoir comment s'habiller : s'il pleut beaucoup sans être suffisament vêtu on risque d'être tétanisé par le froid (comme pour le marathon de Marseille en mars dernier) ; au contraire si on fait suivre trop de vêtement et que soleil se lève on risque de souffrir de la chaleur...
    Moi je tente le compromis ; je fais suivre mon camel bag sans la poche d'eau (pensant que les ravitaillements seront suffisants) dans lequel je mettrai un tee-shirt à manche longue au cas où...

    Cette fois on y est, on rassemble nos affaires et direction les navettes, un bus nous amène à Marseille et on profite de ce moment pour se relacher un peu avant la course... Après 30mn de bus nous voilà devant le stade Vélodrome ; on prend quelques photos et on se rend vers la zone du départ ; des centaines et des centaines de coureurs arrivent de toutes les directions ; cela donne le frisson..

    Marseille Cassis 2013

    Marseille Cassis 2013

    Marseille Cassis 2013

    Le stress monte, tous ces gens cela donne le vertige.. Nous voilà maintenant la zone de contrôle des dossards : au-delà de cette limite seul les coureurs avec un dossard officiel de la course peuvent pénétrés.

    Cette fois on est sur le grand boulevard où la course va s'élancer...

     

     

    Nous voilà à présent en lieu et place ; il nous reste plus qu’à patienter pendant plus d’une heure au milieu de cette foule énorme. De toute part des coureurs tentent de s’approcher de la ligne d’arrivée mais plus les minutes passent et plus la foule devient compacte ; les organisateurs ont disposé tous les 10 mètres des WC mais ils sont désormais inaccessible ; hallucinant je vois des coureurs uriner contre le grillage qui interdit l’accès aux personnes non porteuses d’un dossard…

     

    Marseille Cassis 2013

    Marseille Cassis 2013

     

    Marseille Cassis 2013


    A trente minutes du départ on se sent comme du bétail dans un enclos ; impossible de bouger il faut juste attendre…

    D’autres amis sont présent sur la course : Denis, Xavier et Gérard mais ici c’est impossible de se retrouver il y a trop de monde ; ils sont comme nous quelque part dans la foule énorme…

    Pour l’échauffement se sera juste au départ… le temps que devant cela se décante ; et cela mettra de longues minutes…

    Arrive enfin le départ, nous de l’endroit où on est on entend des applaudissements mais il faut attendre quelques minutes avant de pouvoir atteindre le portique du départ ; on le franchi en trottinant, impossible d’allonger la foulée… Avec Christophe on reste côte à côte et on commence à doubler et faire de nombreux zigzag pour se frayer un chemin…
    Que c’est pénible malgré la largeur du boulevard on est constamment bloqué par des coureurs devant soi et on est obligé de changer de rythme et de trajectoire…
    A ce stade de la course j’espère que dans quelques kilomètres et qu’en particulier dans la montée de la Gineste on pourra enfin prendre un tempo et le tenir sans être dérangé… Hélas il n’en sera rien ; jusqu’à l’arrivée il faudra composer avec cette foule de coureurs..

    L’organisation limite la course à 15000 coureurs pour des raisons de sécurité ; je comprends pourquoi maintenant et je pense qu’on est beaucoup trop nombreux pour pouvoir faire sa course sereinement ; c’est ainsi Marseille Cassis est victime de son succès et les organisateurs accueillent le maximum de coureurs..

    Les premiers kilomètres sont très désagréables car je ne parviens pas à prendre mon tempo et il faut constamment surveiller ses appuis, regardé devant, à droite et à gauche… Bref impossible de rentrer dans sa bulle.

    Au niveau météo on craignait avoir la pluie et un vent d’est ; finalement il y a peu de vent et le ciel se dégage il va faire chaud…

    Oui, c’est incroyable pour un 27 octobre mais il fait des températures estivales, mais pas une chaleur sèche, c’est une chaleur humide désagréable, d’ailleurs au 4ème kilomètre je ressens comme des bouffées de chaleur, je suis déjà en nage et j’espère qu’en haut de la Gineste il fera plus frais et que surtout il y a un peu de vent pour renforcer le refroidissement.

    On vient de débuter l’ascension du col de la Gineste, il est face à nous imposant comme un mur que l’on va devoir franchir, avec Christophe on garde le même tempo environ du 5mn au km et c’est toujours aussi compliqué en raison des tous ces coureurs devant nous qui nous obligent de nombreux changements de rythmes et de trajectoires..

    Marseille Cassis 2013

    La sensation de chaleur étouffante ne m’a pas quittée, on est au 6ème kilomètre au niveau du 1er ravitaillement : il y a tellement de monde que c’est compliqué de prendre une bouteille, Christophe a décidé de zappé le ravitaillement, je fais comme lui pensant que le ravitaillement après le sommet de la Gineste sera suffisant ; j’ai bu presque un litre de Badoit avant le départ. J’aurais sans doute mieux fait de m’arrêter à ce moment de la course, de bien boire et repartir…

    Mais j’en ai décidé autrement, je poursuis mon effort au côté de Christophe qui me dit « Si tu veux partir vas-y Jo ne m’attend pas » mais je ne risque pas de partir mon coup de chaleur ne m’a pas passé et au 8ème kilomètre j’ai l’impression de tapé dans le mur : je n’ai plus de force ; ce n’est pas un problème de souffle, de rythme cardiaque ou de douleurs aux jambes ; je n’ai plus de jus, je me sens lessivé… Le soucis c’est qu’on est dans la partie la plus difficile de l’ascension du col il reste encore 1.5km à grimper et surtout 12km avant l’arrivée..

    La course vient de changer de manière radicale d’un coup je prends conscience que je suis pas dans un bon jour ; tous mes espoirs et mes objectifs s’envolent… Je n’ai plus d’énergie et mon moral est au plus bas ; j’avais tellement rêvé de cette course, j’en avais fait un objectif prioritaire, mes entrainements structurés devaient me garantir les 1h40 et me laissaient espérer encore mieux…

    Mais la réalité est là face à moi… C’est cette pente pourtant modeste si je la compare à celle du mont Ventoux et même à celles des dentelles où je pratique régulièrement mes entrainements… Mais là dans l’instant présent c’est cette montée de la Gineste qui m’a mis dans le rouge et je sais qu’hélas pour moi la messe est dite…

    Marseille Cassis 2013

    A présent, je me dois de faire en sorte d’aller jusqu’au bout sans pour cela prendre de risque pour ma santé ; je ralentis en gardant un tempo minimum et je vois partir Christophe seul ; bientôt je le vois plus et je me retrouve seul au milieu de cette foule qui depuis le 8ème kilomètre me double de plus en plus ; je reste concentré sur mon effort il faut que j’aille jusqu’au bout…

    Le sommet était tout proche quand j’ai décroché et j’arrive assez vite au niveau du ravitaillement du col de la Gineste ; cette fois je m’arrête je bois 2 bouteilles d’eau, je soulage ma vessie et je mange du pain d’épice, je prends quelques  minutes avant de repartir en me disant que tout n’est pas peut-être perdu ; je suis sur une portion qui descend et d’ici l’arrivée il reste principalement que de la descente..

    Tout est bon à ce moment de la course pour me remotivé ; je préfère oublier la côte des pompiers car quand on est là ; l’arrivée est à seulement un kilomètre…

    Je repars à un rythme cool mais dès que je tente d’allonger la foulée je n’ai plus d’énergie et je viens de ma rendre compte que mon cardio s’emballe vite ; bref j’ai une nouvelle confirmation que je suis bien cuit malgré le vent qui rafraîchit agréablement …

    Après quelques kilomètres de descentes on arrive dans une zone de faux-plats assez difficiles à passer vu ma santé du jour ; en temps normal je n’aurais même pas senti la variation mais aujourd’hui chaque bosse est pénible…

    J’ai compris que mon état physique ne changera pas et j’adopte un tempo que j’arrive à supporter ; l’important c’est de passer la ligne d’arrivée en bonne santé ; hélas le long du parcours je croise plusieurs coureurs allongés au bord de la route ; j’ai croisé plusieurs fois les pompiers avec la sirène partir à leurs chevets..

    Arrive enfin la grande descente vers Cassis, cette partie de la course ne me pose pas de problème ; je n’ai pas de force et la gravité m’aide beaucoup… Très vite on rentre dans Cassis on est au 17ème kilomètre et la route devient à nouveau plate ; je voudrais relancer mais je n’ai pas la force et d’un coup ma vitesse retombe à 10km/h ; il reste seulement 3km mais je sais qu’ils seront très difficile ; je serre les dents il faut aller au bout quoi qu’il advienne…

    Au 19ème kilomètre c’est la côte des pompiers, pas très longue mais difficile ; en temps normal c’est pour moi une bosse mais aujourd’hui dans l’état où je suis et après 19km cette montée me fait mal ; je réussi à la franchir sans marcher ; c’est une maigre consolation mais quand on est mal chaque détail a du sens…

    Je prolonge mon effort après la côte des pompiers ; juste ce qu’il faut pour parvenir jusqu’à la ligne d’arrivée : je regarde mon cardio 1h55mn soit 15mn de plus que prévu…

    Forcément je suis déçu ; je me suis longuement et sérieusement entrainé pour cette course ; cela représente des heures et des heures de travail pour finalement me retrouver sans force le jour J…

    Je retrouve à l’arrivée Christophe qui réalise 1h45 et améliore son temps de l’année dernière de près de 10mn, Denis fait le même temps que moi et a été victime lui de crampes à 3km de l’arrivée, Thierry comme moi a manqué de jus et réalise 2h05, Xavier fait un excellent chrono de 1h42 et Gérard 2h12..

    Marseille Cassis 2013

    Au niveau organisation que dire, c’est une course énorme très bien structuré, tout est parfait : accueil des coureurs, retraits des dossards, navettes, ravitaillements… A mon avis pour rendre cette course encore plus belle : il faudrait moins de coureurs ou alors faire des départs échelonnés, ajouter des sas pour 1h45, 1h50,1h55,2h00… car laisser au même niveau un coureur de 1h45 avec un coureur de 2h30 c’est franchement pénible ; ce n'est pas un jugement de valeur de ma part ; tous les coureurs ont leur place et autant de mérites.
    Au niveau des ravitaillements les mettre à droite et à gauche de la chaussée : cela évite les coups d’épaules (j’en ai pris un !!!)…
    Prévoir plus de WC pour éviter aux coureurs de soulager leur vessie contre les grillages… Mais bien sur, la critique est facile...

    C’est une course à faire une fois dans sa vie de runner ; moi j’ai été gêné par la foule ; je n’étais pas bien au milieu de tant de gens..

    Je ne souhaite pas resté sur cet échec et je compte bien refaire un jour cette course en espérant être cette fois dans un bon jour.

    Je me suis mis trop de pression et je n'ai réussi à me détendre avant le départ ; bien au contraire j'ai ressentis cette foule comme une agression... Finalement à vouloir me faufiler j'en ai oublié l'essentiel : prendre du plaisir... Vouloir doubler était illusoire ; on y laisse beaucoup d'énergie, j'aurais été mieux inspiré de partir plus lentement ; m'arrêter au 1er ravitaillement et gravir calmement la Gineste en profitant du paysage ; ensuite sur le plateau et dans la descente j'aurais eu largement le temps de m'exprimer...

    On apprend toujours de ses erreurs...

    Marseille Cassis est une course unique, inclassable car aucune autre ne lui ressemble, très difficile mais très belle, une course où la moindre erreur se paie cash ; mais une course où il faut être au moins une fois pour ressentir cette ambiance. Bravo aux organisateurs car acceuillir 15000 coureurs dans un village comme Cassis est un énorme challenge dont ils ont la maîtrise, chaque détails a été étudié pour que tous les coureurs puissent arrivés en toute sécurité.

    Peu de course permet de se jeter dans la mer après l'arrivée ; surtout un 27 octobre et cette année certains coureurs non pas hésités :

     

    Marseille Cassis 2013

     

    Marseille Cassis 2013

     

    Marseille Cassis 2013

     
    Ligne d'arrivée Marseille-Cassis 2013... par france3provencealpes

    Je tiens à remercier particulièrement le Credit Agricole et France Bleu Provence qui ont acceptés de m'incorporer à leur team et qui nous paticulièrement bien reçus à l'arrivée à Cassis.

    Un grand Bravo à mon ami Christophe qui réalise un excellent chrono de 1h45 et à Xavier qui a mit seulement 1h42.

    Le rendez-vous est pris pour 2014 pour me faire pardonné par dame "Gineste" !!

     

     


    2 commentaires
  •  

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

     

     

     Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Voici deux vidéo qui présente cette belle course :

     

    Le 28 juillet dernier avec Denis et Christophe nous avons fait le semi-marathon du Mont Ventoux, durant cette course nos liens d'amitiés se sont resserés et nous avions envie de relever un nouveau défi, le trail de Beaumes-de-Venise (le TBV) répondait précisément à cet objectif.

    Depuis plusieurs années nous nous entrainons régulièrement dans les dentelles de Montmirial ; c'est un petit massif montagneux à l'altitude modeste puisque son point culminant la crête de St Amand est à 730m mais aux flancs très escarpés, c'est un lieu magique d'une très grande beauté où la nature a été préservée...

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Très vite nous nous sommes rendu compte que cette course allait être un véritable challenge en raison de ses diffilcultés ; outre la distance assez  longue 35km, le profil de la course est impressionnant avec pas moins de 1900 m de dénivelé positif soit 300m de plus que sur le Ventoux ; et surtout des séries de montées/descentes avec de forts pourcentages :

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    A peine remis de la montée du Mont Ventoux nous voilà donc parti pour un mois et demi d'entrainement intensif en montée/descente ; bien entendu pour nous le meilleur lieu d'entrainement a été directement les dentelles et plusieurs reconnaissances du parcours...

    A l'issu d'une de ces reconnaissances Denis a préféré s'inscire sur le parcours de 16km ne se sentant pas encore prêt, c'est donc avec Christophe que je ferai le grand parcours...
    Le 31 août nous avons été tous les trois faire la reconnaissance du petit parcours ; malheuresement Denis s'est fait une entorse et pendant quelques jours on a craint qu'il ne puisse pas participer à la course ; finalement il s'est rapidement rétabli et a pu faire le 16km comme prévu.

    Les jours sont vite passés et nous voilà ce dimanche matin sur la ligne de départ, la pression est à son comble quand le départ est donné, avec Christophe on part très prudemment ; on s'est positionné à l'arrière du peleton car on sait qu'après seulement 1km du village nous attend la premiere difficulté : la montée vers l'oppidum des Courens.
    C'est une falaise à gravir où l'on prend environ 200m de dénivelé.
    Le temps ce matin est plutôt maussade, il a plu légèrement et l'on craint de nouvelles averses qui pourraient rendre le terrain impraticable ; finalement le temps restera couvert mais on échappera à la pluie...
    On vient de quitter le bitume pour empruntrer un chemin en monotrace, on est déjà à l'arrêt car devant cela bouchonne ; avec Christophe on reste zen et on attend patiemment que la file se débloque sans chercher à doubler ; vouloir doubler déjà c'est dépenser bêtement son énergie et aujourdhui au contraire il va falloir gérer au mieux ses efforts..

    Une fois le plateau gagné on poursuit le sentier jusqu'à la premiere descente technique de la journée : le sol est humide et il faut bien assurer ses appuies sous peine de tomber ou de se tordre la cheville ; on croise hélas un 1er coureur qui vient de se faire une entorse... Le terrain est très glissant il faut vraiment faire attention.. Après cette descente abrupte on a un léger répit sur un kilomètre avant de prendre une série de tobogans assez abrupts par moment jusqu'au pied des dentelles...


    Cette fois on est au pied des dentelles et on sait que l'on va devoir les traverser dans leur quasi totalitée.
    moi puis chris dans la montée vers le passage de la chèvre :

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013


    On monte en direction du passage de la chèvre et les premiers coureurs du 15km nous doublent ; on les félicites car ils sont partis 30mn après nous ; maintenant le parcours du 15km tourne à droite pour longé la falaise nous on doit grimper tout en haut pour franchir le piton rocheux ; cette partie ressemble plus à de l'escalade qu'à de la course à pied ; mais j'y prend beaucoup de plaisir.

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Sur l'autre flanc on suit un joli sentier monotrace qui va nous conduire au pied du col d'Assault ; à nouveau après une difficile montée d'environ 1km on a droit à de l'escalade : on utilise des cordes pour pouvoir se hisser jusqu'au sommet ; j'ai adoré ce côté "aventure"...

     

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Ensuite on descend vers le col du Cayron en empruntant un monotrace très technique ; outre les difficultés du sentier : trous, roches, racines ;  en raison de la brume épaisse les pierres sont extrêment glissantes : c'est une véritable patinoire et à tout moment on risque la chute..

    Après le col du Cayron il n'y a pas de répit on part à l'ascension de la grande montagne : cette montée fait mal ; on a déjà encaissé 3 grosses montées... Pour le moment avec Christophe on est bien, la fatigue commence à se faire sentir car cela fait 2 h que l'on est partie mais on gère bien ; hydratation grâce au camelbak, prise de barres régulièrement... La grande montagne s'est en fait une longue montée qui n'en finit pas ; quand on pense avoir atteint le sommet à cause d'une portion qui redescend un peu on se retrouve à nouveau devant une pente...
    Cette série de tabogan fait de plus en plus mal... Puis enfin on descend vers le St Amand...

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

     

    On arrive face au pas de l'aigle et se profile la montée du St Amand : Christophe me surprend dans ce début de montée car il poursuit sa progression en courant alors que la pente se durcie ; j'ai du mal à resté à son niveau : il me dit "j'avais envie de tester" !!

    Sur le moment je le trouve en super forme après 2h30 de course et les nombreuses montées que nous avons franchies ; malheuresement d'un coup Christophe se sent pas bien et il ralentit, je l'attend, il regarde le sommet du St Amand et me dit "on sera au sommet à 3h00 de course" ; sa réponse me surpend je lui répond : "Chris pour aller au sommet il faut pas plus de 10mn !!" ; en réalité Christophe a cogné dans le mur et il faut qu'il attende que cela passe ; il va monter tranquillement à son rythme en espérant que dans la descente vers Suzette la forme revienne.

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Christophe m'a dit de ne pas l'attendre, je continue ma progression seul maintenant, cette nouvelle montée fait mal aux jambes et c'est avec soulagement que j'atteint le sommet, très vite je bascule et je reprend un monotrace à travers les bois assez roulant près du sommet puis très vite la descente devient technique et là aussi il faut faire bien attention où on met les pieds...

    Photo de moi et Christophe juste avant Suzette :

    moi d'abord...

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    A ce moment je ne le sais pas, mais Christophe s'est refait une santé dans la descente du St Amand et même s'il a perdu un un peu de temps il poursuit sereinement sa course :

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Après cette folle descente j'arrive au village de Suzette cela fait 3h00 que je suis parti et j'ai fait seulement 20km ; pourtant physiquement j'ai l'impression d'avoir presque fait déjà un marathon !!! 
    Le ravitaillement de Suzette est salutaire ; je m'alimente, je bois longuement et je repars, je sais que le plus dur reste à faire, mais à la sortie de Suzette je pense que j'aurai un moment de répit jusqu'au village de Lafare ; je me suis un peu trompé car finalement la descente sur Lafare est très technique et j'ai d'ailleurs évité de justesse la chute à deux reprises...

    Dès la sortie de Lafare on reprend une belle montée, le temps s'est éclaircie et le soleil cogne dans la traversée des vignes ; je gère mon effort, j'ai les yeux rivés sur mon cardio ; même en marchant je reprend des coureurs en souffrance  ; pour le moment je me sens assez bien et mon entrainement en montée y est certainement pour beaucoup...

    Me voilà maintenant face au dernier massif à traverser : le Devest  !!!

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013


    Les organisateurs avaient prévenu ne pas sous-estimer ce massif et je vais vite comprendre pourquoi !!!

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    A nouveau je me retrouve sur un monotrace ; au début j'arrive à courir puis la pente se fait de plus en plus dure, je remonte plusieurs coureurs en pleine souffrance et même en marchant mon cardio commence à s'emballer ; on monte encore et encore, cette fois je suis dans le dur, je comprend pourquoi il fallait en garder sous les pieds et heuresement j'ai limiter mes efforts durant les premières heures.. Enfin arrive le sommet ; on est au 28ème km et très vite on repart dans une descente technique ; j'espèrais avoir franchi la dernière montée ; je vais très vite déchanté ; j'arrive devant un ravitaillement en eau et à nouveau c'est repartie pour une belle montée sur prêt d'un kilomètre ; cette ultime côte est terrible, le temps s'est bien dégagé et malgré la douleur je savoure le panorama ; la vue sur les dentelles est sompteuse...

    Cette fois je suis sur le dernier sommet ; mais maintenant reste une longue descente sur plusieurs kilomètres... puis se profile Beaumes-de-Venise... pour finir en beauté les organisateurs ont prévu une dernière difficulté : un petit monotrace de long et en travers de la rivière du village... Par endroit c'est un champ de boue ; je suis tellement fatigué que je cherche même pas à éviter ; je me jette dans la rivière ; cela fait du bien aux pieds !!!
    Enfin je sors de sous le pont, Denis m'encourage et me prend en photo... encore 200m et c'est l'arrivée : je l'ai fait ; Yes !!!

    Christophe arrive un peu plus tard lui aussi éprouvé mais tellement heureux !!!

    Denis n'a pas démérité non plus ; en effet il a été jusqu'au bout du parcours de 16km avec sa cheville convalescente maintenue à l'aide d'un strap et réalise un temps très convenable de 2h12...

    Après avoir pris une douche bien chaude avec Denis et Christophe on se retrouve pour le repas d'après-course où pendant de longues minutes on revit ensemble cette course sublime...

    Au niveau résultat à ma montre j'ai mis 5h18mn  :
    Au classement définitif je suis 126ème sur 250 en 5h12mn, le 1er en 3h20, le dernier en 6h50
    Christophe est classé 188ème en 5h29mn
    Quoi qu'il en soit bravo à tous du premier au dernier car le principal défi c'est d'aller jusqu'au bout !!!

    Au niveau organisation tout était parfait : les nombreuses reconnaissances de la course, l'acceuil des coureurs, le balisage du terrain qui pourtant n'est pas simple, les ravitaillements, le repas d'après course... que du bon ; un grand merci à eux !!!

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Cliquez sur l'image pour agrandir :

    Trail de Beaumes-de-Venise 2013

    Cliquez ici pour les résultats au complet

    Pour la version 16km du TBV voici un témoignage : le Récit de Ludodic Casttel
    http://ludo84-passion-trail.eklablog.com/trail-de-beaumes-de-venise-le-15-09-2013-a99783377

     

    Pour conclure je dirais que le TBV est une course hors-normes ; il faut pas venir là pour faire un chrono à moins d'être un champion ; c'est une course certes très difficile qui rend humble mais c'est si beau !!! Je conseille à tous de la faire ; bien entendu après une préparation minutieuse pour savourer le jour J...

    Pour moi cette journée restera gravée dans ma mémoire !!!

    Si je peux je serai sur le départ du TBV 2014

     La vidéo de la course 2013 :

     

     

     

     

     

     



     

     

     


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique